L’avocat de la LICRA Grégory Meyer plaidera à 14h00 ce Lundi 02 Juin 2026 au ¨Palais de Justice d’Orléans.
La LICRA insistera toujours pour que l’Université ne soit jamais une tribune pour les propagandes théocratiques.
Lundi à 14h00, la justice rendra sa décision dans une affaire qui a profondément choqué une partie de la communauté universitaire et républicaine.
Lors d’une soutenance de thèse à l’Université d’Orléans, un doctorant a délibérément détourné un exercice académique destiné à la transmission du savoir et à la démonstration scientifique pour exprimer publiquement son soutien à Ali Khamenei, dirigeant de la République islamique d’Iran. Selon les éléments rendus publics, il a persisté dans cette démarche malgré les demandes du jury de revenir à l’objet de sa soutenance.
La LICRA Loiret rappelle avec force qu’une université n’est ni une tribune de propagande religieuse, ni un espace de légitimation des régimes autoritaires, ni un lieu de diffusion d’idéologies politico-théocratiques.
Il ne s’agit pas ici d’un débat sur la liberté académique. Il s’agit du détournement assumé dans un cadre universitaire au profit d’un engagement idéologique revendiqué en faveur du représentant d’un régime régulièrement dénoncé pour sa répression des libertés fondamentales, des opposants politiques, des femmes, des minorités et des défenseurs des droits humains.
L’Université est un sanctuaire du savoir, de l’esprit critique et de la raison. Elle ne peut devenir le réceptacle de discours de rupture avec les principes républicains et la neutralité qui fondent l’enseignement supérieur.
La LICRA Loiret salue la réaction de l’Université d’Orléans qui a refusé toute banalisation de ces faits et engagé les procédures nécessaires. L’Université d’Orléans est historiquement engagée dans la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations, notamment à travers son partenariat pionnier avec la LICRA.
Nous le réaffirmons : la vigilance et la fermeté ne sont pas des options, elles sont une exigence.
Une exigence face à toutes les formes de radicalisation.
Une exigence face aux tentatives d’entrisme idéologique.
Une exigence face à ceux qui cherchent à instrumentaliser les institutions de la République pour diffuser des messages politiques ou religieux incompatibles avec les principes démocratiques.
Le jugement qui sera rendu lundi portera évidemment sur des faits précis. Mais au-delà de la décision judiciaire, cette affaire doit servir d’alerte.
Aucune complaisance ne doit exister lorsque l’espace universitaire est utilisé pour promouvoir des figures ou des systèmes de pouvoir fondés sur la soumission de la pensée, la négation des libertés et l’intimidation de ceux qui refusent de s’y conformer.
La République doit rester lucide.
L’Université doit rester libre.
Et la fermeté doit demeurer la règle lorsque les principes fondamentaux qui structurent notre démocratie sont mis en cause.
