Inauguration de la salle Dreyfus au palais de justice d’Orléans
12 mai, 2026 @ 18h00 – 20h30
Inauguration de la salle Dreyfus au palais de justice d’Orléans.
Conférence de Tina Théallet et Grégory Meyer :
« Préjugé, preuve et impartialité : l’héritage de l’Affaire Dreyfus dans le traitement pénal du racisme et de l’antisémitisme »
« Préjugé, preuve et impartialité : l’héritage de l’Affaire Dreyfus dans le traitement pénal du racisme et de l’antisémitisme » propose de réfléchir à l’actualité d’une affaire qui a profondément marqué l’histoire de la justice française. L’Affaire Dreyfus révèle combien les préjugés, lorsqu’ils contaminent l’institution judiciaire, peuvent altérer la recherche de la vérité et fragiliser l’exigence d’impartialité. À travers cette mise en perspective historique, les conférenciers interrogeront, avec des exemples précis de leur engagement à la Licra, les mécanismes qui, aujourd’hui encore, peuvent peser sur le traitement pénal du racisme et de l’antisémitisme. Comment établir la preuve de l’intention discriminatoire ? Comment garantir une réponse judiciaire à la hauteur de la gravité de ces actes et paroles ? Et comment faire vivre, dans le droit comme dans la pratique, les principes d’égalité et de neutralité ? En croisant mémoire, droit et réflexion civique, cette rencontre montrera que l’héritage de l’Affaire Dreyfus n’appartient pas seulement au passé. Il continue d’éclairer nos combats présents contre les injustices, les discriminations et les haines. Une conférence essentielle pour penser la vigilance démocratique et le rôle de la justice dans la défense des valeurs républicaines. Michel Dreyfus, à travers quelques interventions écrites d’Alfred Dreyfus échelonnées tout au long de l’Affaire, tentera de montrer combien celui-ci fut un acteur engagé dans son procès, contrairement à la légende qui eut longtemps cours
Conférence de Christian Vigouroux :
« Les Justes et la Justice dans l’Affaire Dreyfus »
Que reste-t-il quand tout s’effondre, que les loups sont entrés dans la ville, que la vérité bascule, que les institutions suivent ce qu’elles croient être leur propre Intérêt corporatiste plutôt que l’intérêt général ? Et que la société baigne dans une hostilité à l’autre ? quitte à inventer cet Autre pour concentrer sur lui ses angoisses et ses rancunes. Il reste les Justes et la Justice. L’Affaire Dreyfus aurait pu connaître un aboutissement funeste, si le complot ne s’était pas brisé sur l’écueil de quelques Justes au premier rang desquels la propre famille de Dreyfus, sa femme et son frère et un bel ensemble de Justes comme, notamment, Bernard Lazare, Zola, Clemenceau, Emile Duclaux ou Picquart. Et la Justice avec des magistrats qui, une fois pour toutes, avaient décidé de qualifier un innocent d’innocent. La justice par l’exactitude. Une cour de cassation qui n’a pas reculé malgré la loi pour la démanteler. Leur volonté a servi et sert encore notre espoir d’une République qui se tienne
Inauguration de la salle Dreyfus au palais de justice d’Orléans
Inauguration de la salle Dreyfus au palais de justice d’Orléans
